世界文学全集のためのメモ 1 『ドラ・ブリュデール』 パトリック・モディアノ

文学全集の配本が定期的に届く生活に憧れて、ひとりで世界文学全集の企画を始めてみることにした。

いろいろな場所で、いろいろな時代に、いろいろな言語で書かれた、強度のある言葉に触れてみたい。それが続いて、ぼくの世界文学のコレクションができればいい。

とりあえず第1期フランス語編として、8ヶ月かけて、フランス語の作品8つと、フランス語訳のある日本語の作品4つを読んでみようと思う。日本語で読みながら、何ヶ所かずつ日本語とフランス語で引用していく。

このブログを始めたとき最初に引いた立原道造の戒めに従い、今回はまたひたすら引用だけをすることにしたい。


フランス語編 1

Patrick Modiano
パトリック・モディアノ
1945-

Dora Bruder
『ドラ・ブリュデール』
1997

日本語訳
『1941年。パリの尋ね人』白井成雄訳、作品社、1998年

Ce sont des personnes qui laissent peu de traces derrière elles. Presque des anonymes. Elles ne se détachent pas de certaines rues de Paris, de certains paysages de banlieue, où j'ai découvert, par hasard, qu'elles avaient habité. Ce que l'on sait d'elles se résume souvent à une simple adresse. Et cette précision topographique contraste avec ce que l'on ignorera pour toujours de leur vie — ce blanc, ce bloc d'inconnu et de silence. (p. 28) *1

 彼らはこの世に生きた証拠などろくに残していない人たちだ。ほとんど無名と言ってよい。私は彼らが住んでいた場所を偶然見つけたが、そうした場所、つまりパリのいくつかの通りや、二、三の郊外の風景から切り離して浮かび上がらせることができない人たちだ。多くの場合、彼らについてわかることと言えば、せいぜい住所くらいだ。だが地理的には正確にわかっても、それと対照的に、彼らの生活は永遠にわからずじまいだろう――この空白、未知と沈黙のこの厚い壁。(p. 36)

J'ai écrit ces pages en novembre 1996. Les journées sont souvent pluvieuses. Demain nous entrerons dans le mois de décembre et cinquante-cinq ans auront passé depuis la fugue de Dora. La nuit tombe tôt et cela vaut mieux : elle efface la grisaille et la monotonie de ces jours de pluie où l'on se demande s'il fait vraiment jour et si l'on ne traverse pas un état intermédiaire, une sorte d'éclipse morne, qui se prolonge jusqu'à la fin de l'après-midi. Alors, les lampadaires, les vitrines, les cafés s'allument, l'air du soir est plus vif, le contour des choses plus net, il y a des embouteillages aux carrefours, les gens se pressent dans les rues. Et au milieu de toutes ces lumières et de cette agitation, j'ai peine à croire que je suis dans la même ville que celle où se trouvaient Dora Bruder et ses parents, et aussi mon père quand il avait vingt ans de moins que moi. J'ai l'impression d'être tout seul à faire le lien entre le Paris de ce temps-là et celui d'aujourd'hui, le seul à me souvenir de tous ces détails. Par moments, le lien s'amenuise et risque de se rompre, d'autres soirs la ville d'hier m'apparaît en reflets furtifs derrière celle d'aujourd'hui. (pp. 50-51)

 私は一九九六年十一月にここまで書き上げた。日中は雨模様のことが多い。明日は十二月で、ドラの脱走から五十五年が経ったことになる。夜のとばりが早く降りるが、その方が都合がよい。雨降りの日の陰鬱な単調さを、夜が消し去ってくれるからだ。雨の日は、いま本当に昼間なのだろうか、どんよりと暗い日食のような、昼とも夜ともつかない空模様が夕方までつづくのではなかろうか、と思えてくる。やがて、街灯やショーウインドーやカフェに明かりがともる。夕暮れの空気は肌を刺し、ものの輪郭がくっきりと浮き上がってくる。交差点は渋滞し、人々は急ぎ足で街をゆく。こうした多様な光と雑踏に囲まれていると、ドラとその両親がいた都会、今の私より二十歳若いときに父がいた同じ都会に私がいるのだとは、とても信じられない。あの時代のパリと今日のパリをつなぎ、当時の細々こまごました出来事をあれこれ想い出そうとするのは私一人ではないかと思えてしまう。時にこのひもは細くなり、切れそうになる。昨日のパリが今日のパリの陰に隠れ、ちらりとしかほの見えなくなるような夜もある。 (p. 62)

L'été 1941, l'un des films tournés depuis le début de l'Occupation est sorti au Normandie et ensuite dans les salles de cinéma de quartier. Il s'agissait d'une aimable comédie : Premier rendez-vous. La dernière fois que je l'ai vue, elle m'a causé une impression étrange, que ne justifiaient pas la légèreté de l'intrigue ni le ton enjoué des protagonistes. Je me disais que Dora Bruder avait peut-être assisté, un dimanche, à une séance de ce film dont le sujet est la fugue d'une fille de son âge. Elle s'échappe d'un pensionnat comme le Saint-Cœur-de-Marie. Au cours de cette fugue, elle rencontre ce que l'on appelle, dans les contes de fées et les romances, le prince charmant.

Ce film présentait la version rose et anodine de ce qui était arrivé à Dora dans la vraie vie. Lui avait-il donné l'idée de sa fugue ? Je concentrais mon attention sur les détails : le dortoir, les couloirs de l'internat, l'uniforme des pensionnaires, le café où attendait l'héroïne quand la nuit était tombée... Je n'y trouvais rien qui pût correspondre à la réalité, et d'ailleurs la plupart des scènes avaient été tournées en studio. Pourtant, je ressentais un malaise. Il venait de la luminosité particulière du film, du grain même de la pellicule. Un voile semblait recouvrir toutes les images, accentuait les contrastes et parfois les effaçait, dans une blancheur boréale. La lumière était à la fois claire et trop sombre, étouffant les voix ou rendant leur timbre plus fort et plus inquiétant.

J'ai compris brusquement que ce film était imprégné par les regards des spectateurs du temps de l'Occupation – spectateurs de toutes sortes dont un grand nombre n'avaient pas survécu à la guerre. Ils avaient été emmenés vers l'inconnu, après avoir vu ce film, un samedi soir qui avait été une trêve pour eux. On oubliait, le temps d'une séance, la guerre et les menaces du dehors. Dans l'obscurité d'une salle de cinéma, on était serrés les uns contre les autres, à suivre le flot des images de l'écran, et plus rien ne pouvait arriver. Et tous ces regards, par une sorte de processus chimique, avaient modifié la substance même de la pellicule, la lumière, la voix des comédiens. Voilà ce que j'avais ressenti, en pensant à Dora Bruder, devant les images en apparence futiles de Premier rendez-vous. (pp. 79-80)

 一九四一年夏、占領の当初から撮影がつづいていた映画が「ノルマンディー館」で封切られ、それから町の一般の映画館で上映された。『初めての逢いびき』[アンリ・ドゥコワン監督、一九四一年八月封切り、ダニエル・ダリュー主演]という愛らしいコメディーだった。前回この映画をたとき、軽妙な筋立てや主役の陽気な調子からは説明のつかない不思議な印象を受けた。映画の主題はドラと同じ年頃の娘の脱走の話だが、ドラはひょっとしたら、とある日曜日、この映画を観に行ったのではなかろうか。映画の主人公は聖心マリア学院を思わせる寄宿学校から逃げ出す。逃亡の途中で、おとぎ話やロマンスにでてくるあの美しい王子さまに出会う。

 この映画はドラの実人生で起きたことを、甘ったるく毒にも薬にもならない形に仕立て直したものであった。この映画がドラに脱走を思いつかせたのだろうか? 私は映画の隅々まで目を凝らした。共同寝室、寄宿舎の廊下、寄宿生の制服、夜のとばりが降りた頃ヒロインが待ち合わせをしているカフェ……。だが現実と一致するものは何も見つけられなかった。それもそのはずで、大部分のシーンはスタジオで撮影されたのだ。だが私の感じる不安は強かった。不安感はこの映画特有の明度、雨の降っているフィルムの状態そのものからきていた。映像すべてにヴェールがかかっているようで、寒々と白っぽく、画面上のコントラストは時に強く、時に弱かった。明るすぎると同時に暗すぎ、音声は押し殺されたようになったり、あるいは逆に、強く、不安をそそるように響いたりした。

 突然、この映画には占領下の時代の観客の眼差しが深く刺し通っているのだ、と自覚した。観客はあらゆる層にわたり、その多くは大戦後まで生き延びることはなかったのだ。ひとときの息抜きであった土曜日の夕べ、彼らはこの映画をたあとで、どこか未知の世界へと連れていかれたのだ。上映中の時間だけは、戦争のことも外部の脅威も忘れていた。映画館の暗闇の中で、すし詰めになりながら、スクリーンいっぱいに映し出される映像を追いかけるのだった。もう怖いことは何も起こりはしないのだ。そしてこの皆の眼差しが、一種の化学変化の作用でフィルムの材質そのもの、光、役者の声音を変質させてしまったのだ。『初めての逢いびき』の一見軽薄そうな映像を前にし、ドラ・ブリュデールに思いをせながら、私が強く感じたのはこんなことだった。 (pp. 97-98)

On se demande pourquoi la foudre les a frappés plutôt que d'autres. Pendant que j'écris ces lignes, je pense brusquement à quelques-uns de ceux qui faisaient le même métier que moi. Aujourd'hui, le souvenir d'un écrivain allemand est venu me visiter. Il s'appelait Friedo Lampe.

C'était son nom qui avait d'abord attiré mon attention, et le titre de l'un de ses livres : Au bord de la nuit, traduit en français il y a plus de vingt-cinq ans et dont j'avais découvert, à cette époque-là, un exemplaire dans une librairie des Champs-Élysées. Je ne savais rien de cet écrivain. Mais avant même d'ouvrir le livre, je devinais son ton et son atmosphère, comme si je l'avais déjà lu dans une autre vie.

Friedo Lampe. Au bord de la nuit. Ce nom et ce titre m'évoquaient les fenêtres éclairées dont vous ne pouvez pas détacher le regard. Vous vous dites que, derrière elles, quelqu'un que vous avez oublié attend votre retour depuis des années ou bien qu'il n'y a plus personne. Sauf une lampe qui est restée allumée dans l'appartement vide.

Friedo Lampe était né à Brême en 1899, la même année qu'Ernest Bruder. Il avait fréquenté l'université d'Heidelberg. Il avait travaillé à Hambourg en qualité de bibliothécaire et commencé là son premier roman, Au bord de la nuit. Plus tard, il avait été employé chez un éditeur à Berlin. Il était indifférent à la politique. Lui, ce qui l'intéressait, c'était de décrire le crépuscule qui tombe sur le port de Brême, la lumière blanc et lilas des lampes à arc, les matelots, les catcheurs, les orchestres, la sonnerie des trams, le pont de chemin de fer, la sirène du steamer, et tous ces gens qui se cherchent dans la nuit... Son roman était paru en octobre 1933, alors qu'Hitler était déjà au pouvoir. Au bord de la nuit avait été retiré des librairies et des bibliothèques et mis au pilon, tandis que son auteur était déclaré « suspect ». Il n'était même pas juif. Qu'est-ce qu'on pouvait bien lui reprocher ? Tout simplement la grâce et la mélancolie de son livre. Sa seule ambition ― confiait-il dans une lettre - avait été de « rendre sensibles quelques heures, le soir, entre huit heures et minuit, aux abords d'un port ; je pense ici au quartier de Brême où j'ai passé ma jeunesse. De brèves scènes défilant comme dans un film, entrelaçant des vies. Le tout léger et fluide, lié de façon très lâche, picturale, lyrique, avec beaucoup d'atmosphère ».

À la fin de la guerre, au moment de l'avance des troupes soviétiques, il habitait la banlieue de Berlin. Le 2 mai 1945, dans la rue, deux soldats russes lui avaient demandé ses papiers, puis ils l'avaient entraîné dans un jardin. Et ils l'avaient abattu, sans avoir pris le temps de faire la différence entre les gentils et les méchants. Des voisins l'avaient inhumé, un peu plus loin, à l'ombre d'un bouleau, et avaient fait parvenir à la police ce qui restait de lui : ses papiers et son chapeau. (pp. 92-94)

 なぜ災難はほかの人たちではなくこの人たちに降りかかったのだろう。筆をすすめながらも、不意に同じ作家仲間の人たちに想いをはせることがある。今日はドイツのある作家の想い出が浮かんだ。その名は、フリード・ランペ。

 最初、私の注意を惹いたのは彼の名前であり、それから『夜の果てに』という彼の一冊の本の題名だった。この本は二十五年以上前に仏訳され、当時、シャンゼリゼの本屋に一冊あるのを見つけた。この作家のことは何も知らなかった。だが本を開く前から、その語り口と雰囲気が想像できた。まるで前世でもう読んだことがあるかのようだった。

 フリード・ランペ。『夜の果てに』。この名前と題名は明かりのともった窓を想像させた。そこから人は目を離すことができない。窓の後ろには、あなたが忘れてしまった誰かが何年もあなたの帰りを待っているようにも思える。また逆に、もう誰もいず、がらんとした家にランプだけが点されているようでもある。

 フリード・ランペは、一八九九年、エルネスト・ブリュデールと同じ年に、ブレーメンに生まれた。ハイデルベルク大学に通い、ハンブルクで司書として働き、そこで最初の小説『夜の果てに』を書きはじめる。その後ベルリンの出版社で働いた。政治には無関心だった。彼の興味を惹いたのは、ブレーメン港の黄昏たそがれ時、白色あるいは藤色に輝くアーク燈、水夫たち、プロレスラー、オーケストラ、市街電車の警笛、鉄道橋、蒸気船の汽笛、夜の闇の内に相手を探し求める人たち……、を描写することであった。

 一九三三年十月、小説が発表されたとき、ヒトラーはすでに権力の座にあった。『夜の果てに』は書店や図書館から回収され廃棄処分にされた。そして作者は「要注意」のレッテルを貼られた。彼はユダヤ人でさえなかった。なにがいったい非難の対象になったのだろう? ようするにこの本のもつ魅力と憂愁がいけなかったのだ。作者の唯一の願いは(これは手紙の中で打ち明けられているのだが)、「港のあたりの夜の数時間、八時から真夜中までの感じを出す」ことだった。「私は今、青春時代を過ごしたブレーメンの街を想っています。映画のように短い場面が次々と現われ、いろいろな人の人生が絡みあいます。全体として軽やかで流れるようで、絵画的、叙情的にごく緩やかに結ばれ、豊かな雰囲気をかもし出します」。

 大戦末期、ソ連軍進軍の際、彼はベルリン郊外に住んでいた。一九四五年五月二日、町中で二名のソ連兵に身分証明書の提示を求められた。そして近くの庭に連れ込まれた。良い奴か悪い奴か区別もされないまま殺されてしまった。近所の人たちが少し離れた一本の白樺の木蔭に彼を埋葬した。そして警察に身分証明書と帽子を遺品として届け出た。 (pp. 112-115)